MARTINA GARCIA: Du cinéma indépendant à Homeland

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Le visage angélique de Martina Garcia est l’une des grandes nouveautés de la troisième saison de la série Homeland. Desormais, il n’y a plus d’excuse pour ne pas connaître la belle actrice colombienne, révélée au grand écran par des films comme Opération E ou Inside. Engagée dans sa filmographie, Martina l’est aussi dans sa vie quotidienne: elle est vegan et ne manque pas une occasion de défendre les droits des personnes et des animaux.

Texte: Román Bellver
Fhotos: www.martinagarcia.com

Vous avez vécu à Bogota, Londres, Paris, Madrid et maintenant Los Angeles: qu’est-ce qui vous plait le plus de chaque ville?
Ma famille, ce qu’il y a de plus important pour moi, habite à Bogota. Londres est la ville où j’ai habité seule pour la première fois, celle où j’ai commencé à découvrir le monde. Paris représente en quelque sorte ma ville académique, car j’ai étudié la langue au lycée français de Bogota puis philosophie à La Sorbonne. J’aime tout ce qui touche Paris, j’ai toujours envie d’y retourner. Madrid était juste une étape courte pour tourner mon premier film, une co-production hispano-colombienne. J’ai aussi travaillé à Barcelone, où réside mon frère. Los Angeles, c’est la nature, le renouveau, l’avenir.

Vous revendiquez les droits des animaux: Quelles mesures adopteriez-vous?
Dans ma vie quotidienne, j’adopte toutes les mesures possibles. Bien sûr, même si les lois ne garantissent tien, j’aimerais une législation universelle non discriminatoire incluant le respect des droits des animaux. En Californie, il existe beaucoup plus de respect et de prise de conscience en ce qui concerne les animaux et l’environnement.

“L’image de la Colombie à l’étranger était souvent simpliste et réduite, une unité de mesure du niveau culturel de la personne avec laquelle tu discutais”

Vous êtes aussi vegan. Comment s’est forgée cette conviction et à quel âge?
Il y a quinze ans, et de façon assez naturelle et spontanée. Je n’ai jamais aimé la viande et préférais les fruits et légumes. Toute petite, j’avais déjà des animaux de compagnie et ne comprenais pas pourquoi nous devions manger les animaux, qui ont des yeux et respirent comme nous. Je me sentais un peu sous pression, socialement “bizarre”… J’ai alors lu des ouvrages sur la matière et j’ai réalisé que je n’étais pas un cas isolé. Toute personne qui prend la peine de s’informer peut constater qu’il est très violent et anti-naturel d’utiliser les animaux à des fins personnelles. Dans ce domaine, Los Angeles est le paradis, beaucoup de gens sont vegan et tout est vegan-friendly.

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L’image extérieure de la Colombie est-elle stéréotypée? Le pays a-t-il changé?
Le pays a beaucoup changé. L’image de la Colombie à l’étranger était souvent simpliste et réduite, une unité de mesure du niveau culturel de la personne avec laquelle tu discutais. Evidemment, ce n’est plus la Colombie des années 80, même si nous cherchons toujours une paix chaque fois plus proche.

Comment avez-vous été accueillie dans chaque pays?
Je me suis sentie bien accueillie dans chaque pays, surtout en France, de par ma formation et parce que le français est ma seconde langue. Mais les Etats-Unis ouvrent particulièrement la porte à ceux qui ont quelque chose d’intéressant à proposer. On y perçoit beaucoup d’optimisme.

Vous vous êtes déclarée admiratrice de Sofia Vergara. Qu’admirez-vous chez elle?
Sa persévérance, sa vision, sa féminité et sa spontanéité.

Après des débuts comme mannequin à 14 ans, vous avez étudié la musique et la philosophie: quand avez-vous commencé à vous sentir actrice?
J’ai toujours voulu faire beaucoup de choses, et être actrice me permettait de toucher à tout. Quand j’étais mannequin, je ressentais le besoin de m’exprimer davantage, de faire partie d’une histoire. C’est pour cette même raison que je m’exprime aussi à travers la musique et l’écriture.

Quelles sont les actrices qui vous inspirent?
Mes deux grands modèles ont toujours été Isabelle Adjani et Zoe Lund.

Enregistrer un album est l’un de vos rêves. Quel type de musique écoutez-vous?
J’aime beaucoup la musique classique, mais aussi le folk ou le new wave. J’aime les voix féminines et intenses avec de bonnes paroles et peu d’arrangements comme Vanessa Paradis, Fiona Apple ou Charlotte Gainsbourg. Il est difficile de définir quelque chose en phase de création, mais je recherche un style profond et honnête comme celui de Lou Douillon ainsi que simple et doux comme celui de Carla Bruni.

“Mes deux grands modèles ont toujours été Isabelle Adjani et Zoe Lund”

Quels sont vos projets?
J’ai fait l’une des principales voix-off de “Anina”, un film animé qui a gagné de nombreux prix internationaux. A la fin de l’année, je tournerai aussi un nouveau film.

Quels sont vos rêves cinéamtographique et autres?
J’ai beaucoup de rêves… En tant qu’actrice, mes rêvent incluent Alfonso Cuarón, Woody Allen, Christophe Honoré ou François Ozon. En-dehors du cinéma, j’aimerais faire de la musique, publier des livres et créer une fondation en Colombie pour aider les plus défavorisés.

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Que diriez-vous à une jeune femme qui pense avoir recourt à la chirurgie esthétique?
Je lui dirait qu’elle se renseigne bien sur les conséquences à long terme, et qu’elle soit sûre à cent pour cent de vouloir le faire, car les interventions sont majoritairement irréversibles. Personnellement, je prône la naturalité.

“Je recherche un style profond et honnête comme celui de Lou Douillon ainsi que simple et doux comme celui de Carla Bruni”

Etes-vous sportive?
J’adore la plongée, je suis d’alleurs Scuba Diver de Padi. Nager entre les requins dans l’Ile de la Providence, en Colombie, est l’expérience la plus inspiratrice de ma vie. J’ai aussi sauté en parachute et j’aime patiner et faire du vélo. Comme spectatrice, je suis la Formule 1, le tennis, et ne manque pas une Coupe du Monde de football. J’attend avec impatience les matchs de la Colombie au Mondial!

Avec quel sportif prendriez-vous un café?
Avec Falcao ou James Rodríguez.. Un café colombien, bien sûr!

Quelle a été votre première dans un stade?
C’était au Santiago Bernabeu. Sincèrement, je ne me souviens pas de l’adversaire, mais j’ai été fascinée par la sonorité et l’énergie du public.

Etes-vous supportrice d’une équipe?
Mon équipe, c’est l’équipe nationale de Colombie. Evidemment, je suis l’évolution de l’AS Monaco et de ses deux joueurs colombiens.