7 raisons pour que David Villa joue la Coupe du Monde au Brésil

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Oublié par ces mêmes médias qui voulaient imposer un Raul dont la carrière était en déclin, David Villa semble en ballotage pour la liste de 23 joueurs qui disputeront la Coupe du Monde cet éte. Malgré sa saison discrète et l’indiscutable présence de Diego Costa et Alvaro Negredo, nous énumerons 7 raisons qui rendent David Villa indispensable.

Texte: Roman Bellver (@Romanbellver)
Photos: Offside

LEADERSHIP SOUS PRESSION
Avec la blessure de Valdés et la méforme de Puyol, la Roja a plus que jamais besoin de ses leaders. Diego Costa n’a joué qu’un match en équipe d’Espagne et Negredo n’a disputé que trois minutes lors de l’Euro 2012. La présence d’un leader en attaque capable d’affronter les phases de grosse pression est nécessaire. Les buts de Villa lors des moments difficiles confirment qu’il est l’homme de la situation. Après la défaite face à la Suisse lors du premier match du Mondial en Afrique du Sud, l’Espagne n’avait plus le droit à l’erreur. Au milieu des doutes et de la peur de l’élimination, David Villa a marqué lors des quatre matchs suivants (Honduras, Chili, Portugal et Paraguay) pour mener l’équipe en demi-finales. C’est aussi David Villa qui ose tirer le premier penalty lors de la séance de tirs aux buts de l’Euro 2008 face à l’Italie, mettant un terme à de vieux complexes et posant la première pierre du règne de la Roja sur le football mondial.

UN NOUVEAU RÔLE ASSUMÉ
David Villa vit l’éclosion de Diego Costa sans remous. Loin de revendiquer son statut de star et de meilleur buteur de l’histoire de la Sélection, il assume son nouveau rôle à l’Atlético Madrid. Souvent remplaçant et disputant peu de fois l’intégralité des matchs, il donne tout pour le groupe, sur et en-dehors du terrain. C’est la grande différence avec Raul Gonzalez, autre leader et buteur, qui n’avait pas digéré son changement de statut. La légende madrilène n’avait pas accepté le rôle que Luis Aragonés voulait lui conférer lors du Mondial 2006, ébranlant l’harmonie du groupe.

GÉNÉROSITÉ
Villa se bat sur chaque ballon, et cet état d’esprit est le même que lorsqu’il avait 25 ans. Généreux dans l’effort, il l’est aussi avec le groupe: il ne pense pas à tenir 90 minutes, mais à tout donner, même s’il doit être remplacé à la 60e minute. Fidèle à cet état d’esprit, il avait lui-même renoncé à disputer l’Euro 2008: remis de sa grave blessure, Villa avait communiqué à Del Bosque qu’il n´était pas suffisamment en forme pour affronter un tournoi de cette envergure.

POLYVALENCE
Étincelant comme référence offensive de Valence et de l’Espagne de Luis Aragonés dans un 4-4-2 ou un 4-5-1, David Villa a accepté sans sourciller d’adapter son jeu et sa position aux besoins de l’équipe. A la demande de Guardiola et de Del Bosque, il quitte l’axe de l’attaque pour l’aile d’un 4-3-3 avec succès. Cette polyvalence lui permet de s’associer facilement avec des joueurs comme Iniesta, Silva, Xavi ou Mata. Avec Costa et Negredo comme “neufs purs et durs”, le profil de Villa offre d’autres options de jeu à Del Bosque.

BIEN PLUS QU’UN MEILLEUR BUTEUR
L’instinct de buteur de Villa ne fait aucun doute. En 2010, il égale les 44 buts de Raúl en sélection en jouant 33 matchs de moins que l’ancien madrilène. Aujourd’hui, au moment de la publication de cet article, il compte 13 buts en Liga, seulement un but de moins que Gareth Bale et quatre de moins que Benzema, qui disposent tous deux d’un temps de jeu bien supérieur. Mais Villa est aussi un excellent passeur. Et depuis toujours: en 2007, il était le meilleur passeur de la Liga, avec un total de 11 passes décisives.

EXPERIENCE
Les équipes championnes du Monde s’appuient toujours sur des footballeurs expérimentés, et la zone offensive n’est pas une exception. Zidane et Del Piero, alors âgés de 34 et presque 32 ans respectivement, ont été décisifs pour mener leurs équipes en finale de la Coupe du Monde 2006. Zinédine était titulaire, mais l’italien s’est avéré fondamental avec ses entrées en cours jeu.

AU NOM DU PÈRE
David Villa (32 ans) jouera sa dernière Coupe du Monde, tout comme Xavi (34), Puyol (36), Casillas (33) ou Xabi Alonso (33). Ensemble, ils ont commencé à écrire l’histoire de cette grande équipe d’Espagne en 2008. Et c’est ensemble qu’ils veulent finir en beauté pour leurs carrières, mais aussi pour rendre hommage à Luis Aragonés, le père de la Roja. Le légendaire stade de Maracana est l’endroit idéal. Gagner une Coupe du Monde au Brésil est le rêve de tous les enfants qui aiment le foot. Et eux ont fait rêver tous les enfants espagnols.